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CBD : le fumer, le manger, le respirer ?

Sommaire

Des effets différents selon le mode de consommation ? 


Chez l’humain, une même matière absorbée (comme l’air ou l’eau) aura un impact très différent selon la manière dont on l’introduit dans le corps ! Par exemple, mettre de l’eau dans les voies respiratoires est particulièrement désagréable et mettre de l’air dans son sang constitue un danger mortel. Il est donc normal qu’une substance, psychoactive ou non, ait des résonances très variées selon son mode de consommation.

En passant par les poumons, une molécule active comme la CBD a un effet assez rapide et concentré : on parle d’un mode de consommation récréatif, souvent retrouvé chez d’anciens fumeurs de cannabis ou de cigarettes. Parmi les méthodes d’ingestion par voies respiratoires, on distingue deux écoles : fumer le CBD, en le roulant à la manière d’une cigarette, ou le vapoter.

Si, au contraire, on choisit une méthode comme la digestion ou l’application cutanée, les effets sont alors plus doux, mais constants dans la durée : on retrouvera des consommateurs plus soucieux de l’aspect thérapeutique du produit, cherchant à améliorer leur santé par les vertus bénéfiques du CBD.

Des joints de CBD ?

Une partie importante des consommateurs de CBD choisit de consommer son produit à l’instar de la marijuana : en roulant la fleur dans une feuille avec du tabac, on obtient un joint de CBD consommable rapidement et facilement (à la manière d’une cigarette).
On sait par contre depuis longtemps que l’inhalation de fumée, qu’il s’agisse d’herbe contenant des cannabinoïdes, de tabac ou d’une autre substance, est mauvaise pour la santé pulmonaire.
Cependant, les cannabinoïdes pourraient être moins toxiques, consommés seuls, que le tabac. C’est ce que suggère une étude parue le 11 janvier dans le EClinicalMedicine : les personnes fumant uniquement du cannabis ont moins de produits toxiques dans leur sang que les personnes qui fument du tabac (ou du tabac ajouté à d’autres substances).
Il faudrait donc consommer le CBD seul pour réduire les risques pulmonaires, ce qui rend ce mode de consommation très peu économique et difficilement praticable pour les personnes non-fumeurs.

”Vape” : volcanos et e-cigarettes aux CBD font débat !

 Avant de parler de vapotage, il nous faut comprendre une notion essentielle : la différence entre température de combustion et température de vaporisation. Ces deux températures ne sont pas les mêmes et elles varient d’ailleurs même entre CBD et THC (157° pour le THC et 180° pour le CBD) ! Le principe est donc de libérer l’effet du CBD sans déclencher de combustion et ainsi éviter le moindre passage de fumée par voies respiratoires. De nombreuses études sur le sujet montrent que cette méthode d’administration avait un impact bien plus significatif sur le ressenti des sujets : les effets sont donc plus forts par vapotage que par inhalation de la fumée. Tout comme pour les joints de CBD, l’effet est immédiat (entre 5 et 15mn).

Pour “vape”, deux méthodes ; soit par des huiles concentrés, chauffée à travers un appareil de vaporisation (comme les e-cigarette), soit par l’utilisation d’un vaporisateur, comme un volcan, pour produire de la vapeur à partir de matières végétales séchées (fleurs, résines etc). Ce mode de consommation est en très fort développement, ce qui s’explique facilement par l’aspect économique (effet plus pertinent, moins de « gâchis » etc), l’usage très simple de cette méthode et la mise en avant du vapotage chez les buralistes depuis plusieurs années.

Edibles : quand le CBD rentre en cuisine

La création d’edibles nécessite l’extraction des cannabinoïdes de la fleur dans un corps gras. Les cannabinoïdes ne sont pas solubles dans l’eau, mais liposolubles : ils se transfèrent dans les lipides (très présents dans le lait, l’huile, le beurre…), ce qui rend impossible l’existence d’un thé à l’eau contenant des cannabinoïdes. Le plus souvent, pour cuisiner du CBD, on passe donc par un corps gras incorporé dans la recette, comme du beurre au CBD.
Les standards actuels sont souvent inspirés de la culture américaine : sodas, bonbons, brownies, chewing-gums, barres chocolatées… mais il est possible de l’utiliser en simple assaisonnement ou comme relaxant naturel dans une boisson lactée.

L’ingestion de CBD à par contre un effet bien plus diffus : loin d’être immédiat, celui-ci sera ténu mais durera plus longtemps. Ce mode de consommation reste pour l’instant méconnu du grand public même si on en entend de plus en plus parler.

A chaque usage son mode de consommation !

On comprend donc que, pour chaque mode de consommation, on aura une expérience différente et un ressenti particulier. A chacun de trouver ce qui lui correspond le mieux ; là où un curieux voudra ressentir l’effet du CBD et fumera simplement une fleur, un consommateur cherchant un effet doux et constant se dirigera vers des produits plus élaborés comme une huile essentielle ou un “beurre de marrakech”